UNIVERSITE ADVENTISTE DE GOMA « U.A.GO » FACULTE DE PSYCHOLOGIE ET DES SCIENCES DE L’EDUCATION DEPARTEMENT DES SCIENCES DE L’EDUCATION Par KALUMUNA MISSY Jonathan Mémoire présenté et défendu pour l’obtention de grade de Licencié Option : Administration et Inspection Scolaires (A.I.S) Directeur : Coodirecteur : ANNEE ACADEMIQUE 2009-2010 EPIGRAPHE « … si quelqu’un garde ma parole, il ne verra jamais la mort ». Jean 8, 52 0. INTRODUCTION 01. PROBLEMATIQUE DU TRAVAIL La problématique est définie comme un ensemble des questions que se pose une science, un sujet d’étude ou encore comme l’art d’élaborer et poser clairement les problèmes à résoudre suivant la réflexion et la méthode scientifique (P.O. MISENFA, 2007). Après l’analyse des résultats scolaires, la plupart de chercheurs constatent que les résultats varient selon l’âge, le sexe des élèves, l’option d’études, les milieux et les établissements scolaires. S’agissant des établissements scolaires, certains enregistrements par rapport aux autres des résultats moyens toujours plus élevés. Pour ce qui est du facteur milieu, les élèves des zones urbaines auraient tendance à obtenir chaque fois des meilleurs résultats que les camarades ruraux. Quant au facteur sexe, les filles ont des notes meilleures que celles les garçons dans les premières années mais deviennent progressivement moins performantes en raison de divers facteurs socio-économiques. Comme on le voit, les résultats scolaires peuvent être observés sous différents aspects tout au long du cursus scolaire. Dans notre pays, l’Etat prévoit des examens à la fin du cycle primaire et secondaire. Il s’agit d’une part, des tests nationaux de fin d’études primaires en sigle TENAFEP ; et d’autre part, des examens d’Etat, en sigle EXETAT. Les résultats des ces différentes épreuves permettent aux finalistes de chacun de ces cycles d’accéder respectivement à l’enseignement secondaire ou l’enseignement supérieur et universitaire. Notre étude s’adresse au TENAFEP sur lequel nous nous posons cette question : « Les résultats des élèves au TENAFEP varient-ils selon les réseaux d’enseignement ? En d’autres termes y aurait-il une relation entre variable réseau d’enseignement et la réussite au TENAFEP ? » Cela étant de ces observations découle l’hypothèse au présent travail. 02. HYPOTHESE DE RECHERCHE L’hypothèse est définie comme une réponse provisoire émise au début de la recherche qui peut être affirmée ou infirmée à la fin du travail. (Christophe BANGI KIRANGA, 2008). Avant de répondre à la question posée ci-haut, nous examinerons le rendement purement quantitatif général des élèves au TENAFEP 2008-2009, afin de nous rendre compte si ledit rendement est satisfait ou non, conformément à l’hypothèse, en rapport avec les variables retenues, à savoir le réseau d’enseignement ou les résultats des élèves selon les réseaux. Ainsi, nous estimons que le réseau d’enseignement aurait de l’influence sur les résultats des élèves aux TENAFEP. En d’autres termes, les résultats des élèves au TENAFEP varieraient selon les réseaux d’enseignement. 0.3. OBJECTIF ET IMPORTANCE DU TRAVAIL Selon LAROUSSE (2007), l’objectif est considéré comme étant le but précis à atteindre. Il est comparé à un pasteur sans bible qui finit par s’excommunier ne sachant pas conduire ou évangéliser ses brebis. C’est ainsi que ce travail a un double objectif : d’abord, évaluer le rendement général des élèves aux TENAFEP dans la sous-Division de Goma en Commune de Karisimbi sur le plan quantitatif, c'est-à-dire pourcentage des réussites et d’échecs ; et ensuite ; voir si la réussite à ces examens diffère significativement d’un réseau d’enseignement à un autre en vue de spécifier lequel des réseaux d’enseignement encadre et prépare mieux les élèves à cette évaluation nationale. Par ailleurs, nous estimons que cette étude pourra aider à canaliser les efforts des enseignants et des élèves, à sensibiliser tous les partenaires de l’éducation sur l’étendue des problèmes qui se posent dans chaque réseau d’enseignement. C’est à ce prix que des propositions d’ajustement des politiques éducatives et des mesures pratiques pour améliorer les résultats pourraient être envisagées. Qua,t on sait qu’une meilleure analyse des résultats scolaires contribue énormément au choix à privilégier certaines pratiques psycho-pédagogiques et à l’amélioration consécutive de la performance future des élèves, cette étude revêt alors toute son importance. Enfin, cette étude qui contient une série des données statistiques relatives aux résultats des élèves aux TENAFEP, apporte des précieuses informations dans le cadre de l’évaluation scolaire. En menant cette recherche, nous voulons contribuer scientifiquement à la psycho-pédagogie à l’aide des résultats obtenus tout en sollicitant une collaboration entre les parents, l’Etat, l’école et les enseignants pour une meilleure réussite de l’éducation de nos enfants. Cette collaboration étant assurée, les élèves travailleront efficacement dans leurs écoles respectives. Les autorités scolaires pourront se servir de ces mesures afin d’améliorer le système et le climat d’études finalistes et entraîner ainsi un rendement supérieur à cette évaluation externe. Ce travail pourra être utile à tout chercheur qui s’intéresserait à ce domaine dans son intégralité. 0.4. METHODE DU TRAVAIL Toute recherche quelle que soit sa dimension, exige certaines méthodes et techniques de travail. Pour ce faire, nous avons analysé les données en vue de saisir l’interdépendance entre les résultats observés à travers les différents réseaux d’enseignement par la méthode systématique. Dans le but de comparer les résultats des élèves selon les réseaux catholiques et protestants, il nous a fallu recourir à la méthode comparative. Cette méthode a été complétée par la technique statistique de Student pour comparer les moyennes. Quant à la récole des données la technique documentaire et l’interview, nous ont été dune grande valeur. Notre travail est intitulé « Etude comparative des résultats des élèves finalistes de la commune de Karisimbi au TENAFEP 2007-2009 selon les réseaux catholiques et protestants. Du point de vue spatial, comme l’indique le titre, notre étude est limitée sur la commune de Karisimbi considérée comme cadre susceptible de nous donner les éléments de recherche fable. Du point de vue temporel, nos investigations ont été limitées à l’année scolaire 2007-2009 en vue de comparer efficacement les résultats des élèves de ces deux réseaux dans la commune de Karisimbi. Ces résultats des élèves finalistes sont un des moyens pouvant nous permettre d’évaluer l’efficience et la qualité d’encadrement des élèves dans ces deux réseaux. 0.6. SUBDIVISION DU TRAVAIL Outre l’introduction, notre travail comprend trois chapitres. Le premier chapitre porte sur les généralités ou cadre théorique. Le deuxième chapitre concerne le cadre méthodologique Le troisième chapitre étale la présentation, l’analyse des données et l’interprétation des résultats. La conclusion générale résume ce modeste travail. CHAPITRE PREMIER : CONSIDERATIONS GENERALES Dans ce chapitre, nous allons d’abord parler de la Commune de Karisimbi, ensuite il sera question de passer superficiellement en revue son histoire administrative. I. COMMUNE DE KARISIMBI I.0. HISTORIQUE DE LA COMMUNE DE KARISIMBI La Commune de Karisimbi remonte des années 1954 où elle a été créée l’appellation de centre coutumier « C.E.C » signé par l’arrêté n°21/2522 du septembre 1954 du gouverneur de province du Nord-Kivu et fut dirigée par FERUZI. Après le 30 juin 1960 date à laquelle le pays a obtenu son indépendance, tous les centres extracoutumiers ont changé le nom pour une nouvelle appellation de CITE. Depuis ce temps, la cité de Goma centre extra-coutumier a été dirigée par dix chefs de cité dont les noms sont les suivants : - FERUZI - KASIKA Athanase - KIGUTSI André - KASIWA - CHABUKOMBE - MUTEMBENWA KIHUO KITALYABOSHI - MATOKEO MUSAVULI (1975) - MUSOMBELWA MESSE MOISE (1er mars 1997-9mai 1976) - MUTEMBERWA (1977) - WOMBE KOHOLOKOHO (mars 1987-1988) I.2. SUCCESSION DES BOURGMESTRES Les bourgmestres de Commune de Karisimbi sont : - Monsieur KAKURU MUHASHANI de 1988 -1993 - Monsieur SIKU SIKUANA Romain de 1993-1994 - Monsieur KINANGA KIMETHIA de 1994-1998 - Monsieur SENGHOMA MAHESHE Victor de 1998-2002 - Monsieur MANIRAGUHA GACHABA de 2002- janvier 2007 - Monsieur HAMULI SADIKI Oscar : 2007 - Monsieur SINGIRANKABO Elie Ignace de 2008 à nos jours I.3. PRESENTATION GEOGRAHIQUE ET SOMMAIRE I.3.1. Dénomination La Commune de Karisimbi tire son nom du massif volcanique situé au Nord de la Ville de Goma sous l’appellation de Karisimbi lequel massif partie de la chaîne de la chaîne de Volcan Virunga. I.3.2. Situation géographique La Commune de Karisimbi située en République Démocratique du Congo, dans la province du Nord-Kivu, son bureau était situé dans le quartier MURARA avant l’éruption volcanique du 17 janvier 2002, mais actuellement, le bureau de la Commune se situe dans le quartier KATOYI, sur l’avenue du MULONGWE n° en face de l’entrée du marché ALANINE. Elle est limitée : - Au Nord par le territoire de Nyiragongo - Au Sud par la Commune de Goma - A l’Est par la République du Rwanda - A l’Ouest par le territoire de Masisi La Commune de Karisimbi est couverte entièrement du sol volcanique formé des couches des laves dues aux différentes éruptions volcaniques antérieures. Quand aux reliefs et climats, ils se présentent de la manière suivante : • 1550m d’altitude soit 19°41 secondes de l’altitude du Sud • 29° 13 seconde de longitude Est le climat est tempéré de montagne qui s’alterne sur terrain sur deux saisons pluvieuses et sèches se répartissant comme suit : ? 1er janvier au 15 février : petite saison sèche ; ? 15 février au 30 mai : petite saison pluvieuse ; ? Du juin au 30 Août : grande saison sèche ; ? Du septembre en Octobre : grande saison pluvieuse. 1.3.5. SANTE La Commune de Karisimbi relève de la zone de santé Urbano-rurale de Goma. Elle est dotée de : - Hôpital Général de Référence de Virunga - Hôpital Général Militaire de Katindo - Dispensaires privés ; ex : Dispensaire Muyisa, Neema, … - Centres de santé ; - Centre Nutritionnel de CARITAS à KATINDO II - Centre orthopédique et kinésithéropique (Centre pour Handicapés Physiques). - Les pharmacies ; - Les médecins traditionnels. 1.3.6. Sport et loisirs La Commune de Karisimbi organise de la ligue : • De Football ; ex : stade de Kabasha à Ndosho ; • De Basketball ; ex : stade de Notre Dame d’Afrique et à l’ITIG • De VolleyBall ; ex : Stade de ACAJED/NDOSHO et à l’ITIG • Et de divers loisirs ; ex : Les troupes de théâtres, de musique. 1.3.7. MARCHE La Commune de Karisimbi est constituée de multiples marchés, à savoir : • Marché central de Virunga • Marché public de Kahembe • Marché public de TMK • Marché public de Ndosho • Marché public de Majengo • Marché public de Mugunga • Marché public de Nyabushongo Les marchés de TMK, Majengo et Mungunga ne sont pas construits. 1.3.8. Quartiers Cette commune est constituée de onze quartiers qui sont : Tableau n°I : Les chefs de quartiers de Commune de Karisimbi N° NOM DU QUARTIER NOM DU CHEF DU QUARTIER 01 KATOYI MAYIYA RWINDI Jeannette 0853704148 02 KASIKA Victorine KAMALA 0853703303 03 MURARA NZANDI YIKALWIRA 0853245253 04 MABANGA NORD Clémentine MUHIMA 0994176978 05 MABANGA SUD SHEKASANA Pêcheur 0853340014 ALUTUMA MANGARO 0994134993 06 KAHEMBE Georges ZINGULUKA 0853183976 07 BUJOVU GIFULI AKILIMALI 0853456230 08 VIRUNGA GAFURURA CUTSITSI Blaise 0853241478 09 NDOSHO Ezéchiel LEKESA 0853262107 10 MAJENGO BITWAYIKI MALIRO 0997097608 11 MUGUNGA KADEDE NSINDIRO 0853372870 Source : Commune de KARISIMBI, 2010 1.3.9. SUPERFICIE La Commune de Karisimbi couvre une superficie de 42,27 km² et compte 509414 habitants avec une densité de 12051 habitants par km² (l’année 2009). II. L’ENSEIGNEMENT NATIONAL L’Enseignement National a pour finalité la formation harmonieuse de l’homme congolais, citoyen responsable, utile à lui-même et à la société, capable de promouvoir le développement du pays et la culture nationale (loi-cadre n°86-005 du 22.09.1986 de l’Enseignement National). L’école doit donc former des citoyens producteurs, créatifs, cultivés, consciencieux, libres et responsables, ouverts aux valeurs sociales, culturelles et esthétiques, spirituelles et républiques (Charte de l’Education, CNS.1992) (PNEP, 2000, p.11). L’enseignement national est l’enseignement dispensé dans les établissements publics ou privés d’enseignements. La loi-cadre n°86 du 22.09.1986 de l’enseignement national distingue : « Les établissements publics et les établissements privés d’enseignements. (Instructions des directives et instructions officielles 1998, pp.263-266). II.1. Les écoles publiques Les écoles publiques sont celles créées par les pouvoirs publics et gérées soit directement par eux-mêmes, soit par des privés, personnes physiques ou morales ayant reçu mandat suivant les modalités déterminées par les pouvoirs publics. II.2. Les écoles privées agréées Les écoles privées agréées sont celles créées sur l’initiative des privés, personnes physiques ou morales, gérées par elles-mêmes et soumises au contrôle du pouvoir public. L’on distingue au sein des écoles publiques : a) Les écoles conventionnées : Ce sont des écoles régies par la convention de gestion signée par l’Etat et les confessions religieuses. La convention entre l’Etat et l’Eglise du Christ au Congo a été signée le 26 janvier 1977. On distingue : les écoles conventionnées protestantes, catholiques, kimbanguistes, islamiques et les écoles conventionnées adventistes. b) Les écoles non conventionnées : ce sont des écoles communément appelées « laïques » ou « officielles », gérées par l’Etat sans intermédiaire administratif du ministère ayant l’enseignement primaire et secondaire dans ses attributions. STRUCTURES ET FINALITES SPECIFIQUES DE L’ENSEIGNEMENT NATIONAL L’enseignement national est organisé en enseignement maternel, primaire, secondaire, supérieur et universitaire. But de l’enseignement maternel et primaire L’enseignement primaire a comme objectif de préparer l’enfant à la vie, de lui donner un premier niveau de formation générale, physique, civique, morale, intellectuelle et sociale Il doit notamment : 1. Préparer l’enfant à s’intégrer utilement dans la société ; 2. Préparer à la poursuite d’études ultérieures, les enfants qui se sont révélés capables. Les élèves ne sont admis en première année du cycle primaire que les enfants ayant atteint l’âge de six ans révolus au plus tard trois mois après la date fixée pour la rentrée scolaire. Et aucun enfant ne sera admis en première année primaire s’il a atteint l’âge de neuf ans révolus au moment de la rentrée scolaire, sauf dispense motivée qui pourra être accordée dans les conditions qui seront déterminées par voie réglementaires (EDIDEPS, Recueil des Directives, 1998, pp.20-21). Ainsi en fin du cycle primaire, l’enfant sera capable d’acquérir : 1. L’instruction fondamentale : a. Ecrire, lire, calculer b. Comprendre et s’exprimer en langue congolaise et en langue française. 2. Des comportements et attitudes qui traduisent un éveil développé des facultés intellectuelles, morales, sociales et physiques.(EDIDEPS, Programme national de l’enseignement primaire, 2005, p.11). Dans cette étude, nous nous intéressons à l’enseignement primaire divisé en trois degrés de deux ans chacun, à savoir : le degré élémentaire, le degré moyen et le degré terminal. 1. Le degré élémentaire : appelé communément le premier degré, est presque partout dans le pays. Il reçoit en principe les enfants de 6 à 7 ans. 2. Le degré moyen (8 à 9 ans) : Les enfants de 8 ans entrent déjà au degré moyen de l’enseignement primaire pourvu de ce capital d’expériences personnelles que l’école maternelle et le degré élémentaire leur auront donné l’occasion d’acquérir. Ce degré comprend la troisième et la quatrième année. 3. Le degré terminal (10 à 11 ans) : A ce degré, l’ion constate que l’enseignement s’appuie encore sur le concret et le réel sans perdre de vue. Cependant, cet enseignement doit prendre progressivement une allure plus intellectuelle approfondissant le sujet. Ce degré comprend deux classes suivantes : la cinquième et la sixième année. La seule classe qui attire notre attention dans ce travail, c’est la sixième année qui est sanctionnée par un certificat de fin d’étude primaire obtenu après un test dénommé « Test National de Fin d’Etudes Primaires » TENAFEP en sigle. 1.3.3. POPULATION Tableau n°II : Représentation de la population congolaise, étrangère non réfugiée, étrangère réfugiée 4e trimestre 2009 N° Nom de quartier Population congolaise Population étrangère non réfugiée Population étrangère réfugiée Population totale H F Ga Fi Tot H F Ga Fi To H F Ga Fi To H F Ga Fi Tot 01 MURARA 6803 7563 9905 10978 35249 06 03 - - 09 - - - - - 6809 7566 9905 10978 35258 02 KAHEMBE 4431 5522 7888 10237 28078 05 05 03 05 18 - - - - - 4436 5527 7891 10242 28096 03 MAJENGO 8046 9511 10515 11156 39228 04 04 - - 08 - - - - - 8050 9515 10515 11156 39236 04 VIRUNGA 2684 3132 3098 3728 12642 03 01 - - 04 - - - - - 2687 3133 3098 3728 12646 05 MABANGA N 7889 8635 9671 12161 38356 06 - - - 06 - - - - - 7895 8635 9671 12161 38362 06 MABANGA S 19978 21104 21709 22328 85119 04 06 10 14 34 - - - - - 19982 21110 21719 22342 85153 07 KASIKA 9595 10218 12343 13356 45512 02 - 02 02 06 - - - - - 9597 10218 12345 13357 45518 08 KATOYI 24564 35577 60989 18634 139764 - 02 03 01 06 - - - - - 24564 35579 60992 18635 139770 09 NDOSHO 9846 10462 15801 16029 52138 - - - - - - - - - - 9846 10462 15801 16029 52138 10 BUJOVU 3209 3432 5731 6689 19061 02 - - - 02 - - - - - 3211 3432 5731 6689 19063 11 MUGUNGA 2275 2772 4372 4755 14174 - - - - - - - - - - 2275 2772 4372 4755 14174 TOTAL 99320 117928 162022 130051 509321 32 21 18 22 93 - - - - - 99352 117949 162040 130073 509414 Source : Commune de Karisimbi 4e trimestre 2009 La Commune de Karisimbi compte 509414 habitants. Le quartier KATOYI est le quartier le plus peuplé ayant 139770 habitants et celui de VIRUNGA vient à la queue avec 12646 habitants. Tandis que, le quartier NDOSHO est le plus populaire tout en ayant beaucoup de robinets d’eau précisément NYABUSHONGO. Or, la population suit surtout les milieux l’endroit où l’on peut trouver l’eau facilement. 1.3.4. Education Tableau n°III : Récapitulatif des statistiques d’enseignements N° CYCLE NOMBRE D’ECOLES NOMBRE DE CLASSES Effectif des élèves Effectif du personnel Garçons Filles Total Hommes Femmes Total 01 Maternel 23 66 879 962 1841 - 86 86 02 Primaire 111 1197 31159 32511 63670 913 505 1418 03 Secondaire 63 764 16949 14039 30988 1182 074 1256 Total 197 2027 48987 47512 96499 2095 665 2760 Source : Commune de Karisimbi 2009 Dans la Commune de Karisimbi, les écoles primaires sont très nombreuses par rapport aux écoles maternelles et secondaires. Il y a moins d’écoles maternelles. Toujours, celles les écoles primaires qui possèdent beaucoup de classes et avec un grand nombre d’écoliers de 63670 et les écoles maternelles n’ont que 66 classes avec 1841 écoliers. Toutes écoles maternelles sont dirigées par des femmes éducatrices sans hommes éducateurs pour bien bercer les tous petits enfants et beaucoup d’hommes n’enseignent qu’aux écoles secondaires. Cette Commune possède également quelques universités telles que UNIKIVU, UAGO, … dont les effectifs d’étudiants au bureau de l’éducation de Karisimbi n’est pas identifiés. I.2. ETUDES ANTERIEURES Notons quelques antérieures sur la réussite scolaire au degré primaire. Dans le travail intitulé « Etude comparative des résultats des écoliers finalistes de Goma au TFEP selon les réseaux de l’enseignement 2001-2002 », BENELOBELA est parti d’une population des écoliers finalistes du degré primaire de 61 écoles de la ville de Goma avec comme échantillon de 3.375 écoliers. Dans ses investigations, le chercheur a recouru aux méthodes systémiques et comparative et à la technique documentaire. Pour vérifier son hypothèse selon laquelle il y aurait des réseaux d’enseignement où les élèves sont mieux encadrés et préparés au TFEP, à tel enseigne qu’on y enregistre une réussite élevée en terme de pourcentage d’effectifs de réussite. Et les écoles du secteur privé, suivies de celles de réseau catholique ont connu un pourcentage élevé de réussite au TFEP. Elle a abouti aux résultats suivants : « Dans chaque réseau, il y a des écoles mieux organisées que d’autres. Elles produisent de meilleurs résultats au TFEP. Elle ajoute qu’il y a des écoles ayant un rendement quantitatif élevé, c'est-à-dire les effectifs de réussite élevés et ceux d’échecs, faibles au TFEP. Madame BENE LOBELA pense que l’organisation pédagogique et l’encadrement des enseignants par leurs directions respectives peuvent contribuer au pourcentage élevé de réussite. Une deuxième étude est celle de John MAOMBI LUDJUKI (2005-2006) intitulé « Etude comparative de rendement quantitatif des écoles primaires dans la ville de Goma selon les réseaux d’enseignement ». Elle visait à comparer quantitativement les effectifs scolaires au sein des écoles ciblées dans chaque réseau d’enseignement en se basant sur les entrants, les sortants, les redoublants, les abandons tout en proposant des solutions pouvant permettre d’améliorer davantage le système éducatif. Pour atteindre son objectif et vérifier ses hypothèses, il a recouru aux méthodes LA ROUSSE et PERROT qui nécessite la présence des données suffisantes et ventilées par plusieurs années et l’analyse documentaire pour se rendre compte de effectifs. Il a calculé les taux moyens pertinents, le coefficient d’efficacité, le rapport in put/output, excédent du coût pour vérifier ces hypothèses. Une troisième étude est celle de Charles MUHINDO KISHUBA ayant comme sujet du TFC « Etude comparative des résultats des élèves finalistes de Goma à l’EXETA selon les réseaux d’enseignement 2006-2007 ». Sa problématique était de se poser si les résultats des élèves à l’EXETAT varient-ils selon les réseaux d’enseignement ? Ou, en d’autre terme, aurait-il une relation entre variable réseau d’enseignement et la réussite à l’EXETAT ? Avec la technique statistique t de Student en comparant les moyennes, on a conclu que le réseau des écoles catholiques s’est distingué en réussite par rapport aux autres écoles dans la vile de Goma, tandis que le réseau des écoles privées s’est placé à la queue se basant surtout des activités financières qu’à la pédagogie. Une quatrième étude est celle de Daniel KANYUKE KASHAWA, qui a parlé de « L’impact de la gestion des ressources humaines sur la performance au sein des écoles conventionnées catholiques de la ville de Goma. » Pour mener ses investigations il a utilisé les méthodes systémique, statistique et analytique ; suivies des techniques documentaires, d’interview et de questionnaire. Après dépouillement de questionnaire largué sur terrain aux enseignants, parents et chefs d’établissements, D. KANYUKE KASHAWA, a constaté que les E.C.C ont une grande performance en réussites au TENAFEP et à l’EXETAT car les enseignants catholiques reçoivent ses primes mensuellement et sont intégré dans la gestion des écoles respectives. CHAP. DEUXIEME : CADRE METHODOLOGIQUE II.1. METHODES UTILISEES M.GRAWITZ (2001, p.419) définit la méthode comme étant un moyen permettant de parvenir à un aspect de vérité de répondre plus particulièrement à la question liée au problème de l’explication. Il s’agit en fait d’un ensemble des opérations intellectuelles par lesquelles une discipline cherche à atteindre les vérités qu’elle poursuit, les vérifie. D’après Osée KAYUMBA (2007), la méthode est une manière d’obtenir un résultat sur l’organisation et le contrôle. C’est la voie, le chemin à suivre pour atteindre un but. Pour réaliser nos investigations, nous avons recouru aux méthodes suivantes : 1. Méthode systémique La méthode systémique est définie comme étant toute démarche théorique ou empirique qui part du postulat que la réalité sociale présente les caractères d’un système qui interprète et explique les phénomènes sociaux par les liens d’interdépendance qui les relient entre-eux et en forment une totalité. Un système est un ensemble d’éléments interdépendants, c'est-à-dire liés entre-eux de telle sorte que si l’une d’elles est modifiée les autres le sont aussi et par conséquent tout l’ensemble est transformé. Cette méthode nous a donc facilité dans l’analyse des données en vue de saisir l’interdépendance entre les faits observés. 2. La méthode comparative Comparer, c’est confronter deux ou plusieurs choses pour déceler a ressemblance ou la dissemblance qui existe entre elles. Pour ce fait, le test de student « t » nous a facilité cette comparaison qui a concerné les résultats des élèves finissants de différents réseaux d’enseignement. II.2. TECHNIQUES UTILISEES Les techniques ci-après, nous ont servi à confectionner ce travail : 1. La technique documentaire : Celle-ci nous a permis de réunir les informations théoriques ainsi que les résultats des élèves au TENAFEP des écoles primaires de différents réseaux d’enseignements. Nous signalons que dans notre travail, deux variables subdivisées en sous variables, sont retenues : - La variable réseau d’enseignement : elle est subdivisée en six catégories suivantes : conventionnée catholique, conventionnée protestante, conventionnée adventiste, conventionnée islamique, non conventionnée et privée. - La variable résultats au TENAFEP : n’a que deux catégories : la réussite et l’échec. Il s’agit dans ce travail de voir s’il a une différence entre les résultats quantitatifs en termes d’effectif de réussite et d’échec au TENAFEP des élèves en provenance des écoles de différents réseaux d’enseignement. En d’autres termes, il s’est agi de répondre à la question de savoir q’il y a ou pas une corrélation entre les deux variables. Peut-on affirmer que ce sont les élèves de tel réseau qui réussissent mieux au TENAFEP que ceux qui proviennent de tel autre réseau ? En définitive, il est question de voir si les deux variables sont d’interdépendance ou pas. Puisqu’il s’agit de comparer les moyennes des résultats au TENAFEP en fonction des réseaux d’enseignement, le t de student ou test d’interdépendance a été appliqué d’après la formule suivante : La formule du calcul des effectifs théoriques est : ou (E. POLO FUETA, 2008) 2. L’interview Outre la technique documentaire, nous avons fait usage de l’interview. A l’aide de celle-ci, nous avons échangé avec les personnes concernées notamment les préfets, les parents, les élèves, les agents de l’inspection, etc ; sur la manière dont ils appréhendent et comprennent les réussites ou les échecs de leurs enfants. II.3. POPULATION D’ETUDE Selon D. MALALA (2009), la population est un ensemble d’individus sur lesquels s’applique l’étude. D’après le Dictionnaire de français (2007), une population d’étude est l’ensemble de personnes d’une catégorie particulière, c’est encore l’ensemble des habitants d’un pays. Notre population d’étude était constituée des élèves finalistes de l’école primaire de la Commune de Karisimbi de l’année scolaire 2008-2009 inscrits dans 128 écoles primaires. De ces 128 écoles, 75 écoles ont été en considération dans cette étude et voici la répartition. Tableau n°IV : Répartition des écoles primaires retenues selon le réseau d’enseignement RESEAUX D’ESNEIGNEMENT NOMBRE D’ECOLES POURCENTAGE Ecoles conventionnées catholiques 19 14,84 Ecoles conventionnées protestantes 30 38 Ecoles conventionnées adventistes 02 01,57 Ecoles conventionnées islamiques 01 0,78 Ecoles non conventionnées 09 7,03 Ecoles privées 48 37,50 Total 128 100 Source : Sous-Division urbaine de l’EPSP (2010) Ces 108 écoles primaires ont présenté 6732 élèves finissants au TENAFEP, 2009. Le réseau d’enseignement protestant possède beaucoup d’écoles par rapport aux confessionnels, suivi des écoles privées. Le réseau des écoles conventionnées islamiques vient en dernière position avec une école dans la Commune de Karisimbi. II.4. ECHANTILLON D’ETUDE Un échantillon est donc une représentation réduite d’une population d’une population réduite. Cet échantillon englobe les écoles catholiques, protestantes, islamiques, adventistes, non conventionnées et privées dans la Commune de Karisimbi. Notre échantillon sera formé de 108 écoles primaires dont 46 écoles privées, 30 des ECP, 19 des ECC, 9 des EN CET ECI et ECASS chacune deux. Le nombre d’élèves finalistes est d’environs 6732. Tableau V : Echantillon d’étude RESEAUX D’ESNEIGNEMENT NOMBRE D’ECOLES Nbre des finalistes % Ecoles non conventionnées 09 961 14,28 Ecoles conventionnées catholiques 19 1510 22,43 Ecoles conventionnées protestantes 30 2157 32,04 Ecoles conventionnées islamiques 02 124 1,84 Ecoles conventionnées adventistes 02 197 2,93 Ecoles privées 46 1783 26,48 Total 108 6732 100,00 Source : Inspection Provinciale de l’EPSP/Goma Notre échantillon était constitué de 6732 écoliers finalistes répartis de la manière ci-haut dans les différents réseaux. Le réseau des écoles conventionnées protestantes possède beaucoup d’élèves finalistes de 2157, soit 32,04% par rapport aux autres suivi des écoles privées avec 1783 écoliers finalistes ou soit 26,48% et à la queue vient le réseau islamique qui possède 124 écoliers soit 1,84%. II.5. DIFFICULTES RENCONTREES Dire que l’élaboration de ce travail a été sans difficultés, serait une démagogie. En effet, nous nous sommes heurtés aux difficultés ci-dessous : - L’insuffisance des moyens financiers ; - Le cumul du service et les cours - La peur d’être révoqué car chez-nous, les catholiques, les enseignants cumulards sont poursuivis par leurs chefs hiérarchiques. - Difficultés de concilier les cours et les recherches car il fallait de temps en temps aller consulter des personnes préoccupés par d’autres activités qui nous faisaient attendre longtemps. - Ma responsabilité d’une grande famille à supporter ; - Manque de quelques livres à la bibliothèque pouvant enrichir profondément notre travail. CHAPITRE TROISIEME : PRESENTATION DES DONNEES ET INTERPRETATION DES RESULTATS II.1. PRESENTATION ET ANALYSE DES DONNEES Dans cette section, nous présentons la situation générale des écoles dans la Commune de KARISIMBI du point de vue de l’infrastructure (nombre d’écoles et nombre des classes) et des effectifs. Tableau n°VI : Répartition des écoles selon les degrés de l’enseignement DEGRE D’ENSEIGNEMENT NOMBRE D’ECOLES POURCENTAGE Maternel 23 12 Primaire 111 56 Secondaire 63 32 Total 197 100 Source : Rapport annuel de la Sous-division urbaine de l’EPSP/Goma, 2009 Les effectifs au primaire dans la Commune de Karisimbi sont de 56%, et plus que ceux du secondaire (32%) et du maternel (12%). Il y a trop peu d’écoles maternelles, presque la moitié des écoles primaires et les tiers des écoles secondaires. Tableau n°VII : Nombre des classes selon le degré NIVEAU D’ETUDES NOMBRE D’ECOLES POURCENTAGE Maternel 66 3 Primaire 1197 59 Secondaire 764 38 Total 2027 100 Source : Rapport annuel de la Sous-Division urbaine de l’EPSP/Goma Le degré d’études ayant plus d’écoles, possède aussi plus de classes. C’est ainsi qu’il y a plus de classe au primaire (59%) qu’au secondaire (38%) et qu’au maternel (3%). Les données du tableau VI et celles du tableau VII, révèlent qu’il y a en moyenne 3 classes dans chaque école maternelle, 11 classes dans chaque école primaire et 12 classes dans chaque école secondaire durant l’année scolaire 2008-2010. Tableau n°VIII : Effectifs des écoliers et les élèves selon les niveaux d’études NIVEAU D’TUDE EFFECTIFS POURCENTAGE Maternel 1841 2 Primaire 63670 66 Secondaire 30988 32 Total 96499 100 Source : Rapport de la Sous-Division urbaine de l’EPSP/Goma Les effectifs au primaire (66%) sont plus élevés que ceux du secondaire (32%) et du maternel (2%). La plupart d’enfants d’âge scolaire entrent directement à l’école primaire sans passer par les écoles maternelles. Ce sont surtout les enfants des riches qui commencent par fréquenter les écoles maternelles. Tableau n°IX : Répartition des effectifs selon le sexe et différents niveaux d’études GARCONS FILLES TOTAL Effectifs % Effectifs % Effectifs % Maternel 879 48 962 52 1841 100 Primaire 31159 49 32511 51 63670 100 Secondaire 16949 55 14039 45 30988 100 Total 48987 51 47512 49 96499 100 Source : Rapport annuel de la Sous-Division urbaine de l’EPSP/Goma, 2009 Les effectifs des garçons (51%) sont supérieurs à ceux des filles (49%). Les filles sont légèrement nombreuses dans les écoles maternelles et primaires, et moins nombreuses dans les écoles secondaires que les garçons. Le taux d’abandon des filles est plus élevé que celui des garçons au niveau secondaire. Tableau n°X : Evolution des effectifs des écoliers ANNEES EFFECTIFS TAUX DE CROISSANCE 1996 2883 100% 1997 22718 99% 1998 24989 109% 1999 31632 138% 2000 27801 121% 2001 30236 132 % 2002 31408 137% 2003 37867 165% 2004 41163 180% 2005 49679 217% 2006 52183 228% 2007 50734 222% 2008 54514 238% 2009 96499 422% Source : Inspection du primaire / Goma, 2009 Les effectifs des écoliers finalistes de la Commune de Karisimbi ont augmenté de plus de 300% de 1996 à 2009, soit environ 74000 élèves entre 1996 et 2009. Vers la fin de 1996, précisément le 1er Novembre 1996, c’est la libération de la ville de Goma par l’AFDL. En 1997, il y a eu une petite décroissance des effectifs scolaires dans la Commune de Karisimbi de 1%. Une grande décroissance de 2271 écoliers en 1998 s’est remarquée, soit de 10%. Voici qu’en 2009, une très grande décroissance s’est remarquée car chaque parent veut scolariser leurs enfants. Tableau n°XI : Personnel administratif et enseignant Niveau d’étude HOMMES FEMMES TOTAL Effectifs % Effectifs % Effectifs % Maternel - - 86 100 86 100 Primaire 913 64 505 36 1418 100 Secondaire 1182 94 74 6 1256 100 Total 2095 76 665 24 2760 100 Source : Rapport annuel de la Division urbaine de l’EPSP / Goma, 2009 Aucun homme n’enseigne aux écoles maternelles dans la Commune de Karisimbi. Ensuite, aux écoles primaires, les effectifs des enseignants hommes (64%) sont supérieurs à ceux des femmes (36%), soit les femmes sont presque la moitié des hommes. Les effectifs des hommes (94%) sont aussi supérieurs à ceux des femmes (6%) dans les écoles secondaires. III.2. LES EFFECTIFS III.2.1. Effectifs des résultats au TENAFEP selon les réseaux d’enseignement Tableau n°XII : Nombre de réussite au TENAFEP par réseau d’enseignement dans la Commune de Karisimbi Nombre Réseaux d’enseignement REUSSITES ECHECS TOTAUX Effectifs % Effectifs % Effectifs % Ecoles conv. Catholiques 1472 97 38 3 1510 100 Ecoles conv. Adventistes 188 95 9 5 197 100 Ecoles conv. protestantes 1908 88 249 12 2157 100 Ecoles conv. Islamiques 91 73 33 27 124 100 Ecoles non conventionnées 942 98 19 2 961 100 Ecoles privées 1475 83 308 17 1783 100 Total 6076 90% 656 10% 6732 100% Source : Inspection Provinciale de l’EPSP/Goma, 2009 D’une manière générale, la réussite au TENAFEP 2009-2010 de notre échantillon a été de 6076 sur 6732, soit un rendement quantitatif de 90%. Etant donné la différence d’effectifs des écoliers de chaque réseau d’enseignement par rapport aux autres, pourrait-on dire qu’il y a vraiment une différence significative entre ces effectifs ? Quant aux réussites, l’on pourrait se poser en d’autres termes, la question de savoir si la variable réseau d’enseignement aurait influencé la réussite au TENAFEP 2008-2009. Pour répondre à cette question, nous avons appliqué le test X2 à plusieurs échantillons ou test d’indépendance. L’hypothèse nulle à éprouver est qu’il n’y aurait pas de différences significatives entre ces différents effectifs de réussites, ou alors il n’y aurait pas de corrélations entre des réseaux d’enseignement et la réussite au TENAFEP 2008-2009. Après l’application du test X2, nous avons trouvé un X2abs = 324,4011>X2tab = 20,5150 au seuil de 0,001 avec dl = (6-1) (2-1) = 5. Il y a une différence très significative entre les effectifs de réussites au TENAFEP des finalistes du primaire selon les réseaux d’enseignement. Le réseau d’enseignement aurait donc une influence sur la réussite au TENAFEP. Ainsi, nous osons dire que bien que la majorité des candidats de chaque réseau ait réussi au TENAFEP. Cette réussite diffère d’un réseau d’enseignement à un autre. Dans la Commune de Karisimbi, au TENAFEP 2008-2009, en tête viennent les écoles non conventionnées (98%) suivies des écoles conventionnées catholiques (97%), les écoles adventistes (95%) à la troisième place, les écoles protestantes (88%) à la quatrième position les écoles privées (83%), à la cinquième place et les écoles islamiques (73%) se placent à la dernière position. Trois réseaux d’enseignement ont réussi avec plus de 90%, deux avec plus de 80% et un avec plus de 70%. Aucun réseau n’a trouvé moins de 70% au TENAFEP 2008-2009 dans la Commune de Karisimbi. Notre hypothèse de recherche évoquée au début de ce travail est donc rejetée. Nous estimons donc que la variable réseau d’enseignement a une influence sur les résultats au TENAFEP. III.1.2. EFFECTIFS DES RESULTATS AU TENAFEP SELON LES ECOLES DE CHAQUE RESEAU D’ENSEIGNEMENT III.1.2.1. Résultats au TENAFEP selon les écoles du réseau catholique L’hypothèse statistique à vérifier est qu’il n’y aurait pas des différences significatives entre les résultats au TENAFEP des écoliers provenant des différentes écoles du réseau d’enseignement catholique. En d’autres termes, le fait d’avoir étudié à telle ou telle école du réseau catholique n’a pas d’influence sur les résultats au TENAFEP 2008-2009. Ci-dessous, les résultats par école au sein du réseau d’enseignement catholique. Tableau n°XIII : Effectifs de réussites et échecs des écoles catholiques N° NOM DE L’ECOLE PARTICIP REUSSITE % ECHECS % 01 EP VIRUNGA NORD 83 83 100 - - 02 EP KESHERO 56 56 100 - - 03 EP KARISIMBI 100 100 100 - - 04 EP SAINTE FAMILLE 98 98 100 - - 05 EP BYAHI 56 56 100 - - 06 EP KATOYI 128 128 100 - - 07 EP NOTRE DAME DU CONGO 105 105 100 - - 08 EP BAHANUZI 29 29 100 - - 09 EP BASAZA 30 30 100 - - 10 EP AMKENI 80 79 99 1 1 11 EP SHABAA 117 115 98 2 2 12 EP KESHENI 93 91 98 2 2 13 EP MAUA 132 129 98 3 2 14 EP KAJIGA 82 79 98 3 2 15 EP AMANI 40 39 98 1 2 16 EP CHIPUKO 137 134 98 3 2 17 EP NEEMA 49 47 96 2 4 18 EP SAINT CHARLES LWANGA 44 37 84 7 16 19 EP NENGAPETA 51 37 73 14 27 TOTAL 1510 1472 97% 38 3% Source : Inspection Primaire de la Sous-division urbaine de Goma/2009 L’hypothèse statistique à vérifier est qu’il n’y aurait pas de différences significatives entre les résultats au TENAFEP des élèves provenant de différentes écoles du réseau d’enseignement catholique. En d’autres termes, le fait d’avoir étudié à telle ou telle école du réseau catholique, n’a pas d’influence sur les résultats au TENAFEP. Le texte X2 utilisé pour éprouver la différence des effectifs des réussites et échecs au TENAFEP, donne . Avec un dl égale 10, nous obtenons un AU SEUIL DE 0,001. Le . Nous rejetons l’hypothèse nulle selon laquelle il n’y aurait pas de différences significatives entre les effectifs de réussite et d’échec au TENAFEP. Il y a donc une différence significative entre ces effectifs et qu’en conclusion, nous disons que le fait d’avoir étudié dans telle ou telle école du réseau d’enseignement catholique, influence bien la réussite au TENAFEP. Ainsi, les écoles primaires comme VIRUNGA NORD, KESHERO, KARISIMBI, SAINTE FAMILLE, BYAHI, KATOYI, NOTRE DAME DU CONGO, BAHANUZI et BASAZA se présentent les meilleures écoles avec 100% de réussite au TENAFEP 2009-2010. Elles sont suivies de l’EP AMKENI (99%), EP SHABA (98%), EP KESHENI (98%), EP MAUA (98%), EP KAJIGA (98%), EP AMANI (98%) de l’EP CHIPUKO (98%), EP NEEMA (98%), EP CHARLES LWANGA (84%) et l’EP NENGAPETA (73%) à la queue. Toutes ces écoles se sont se sont distinguées en réussite de leurs élèves. Ce réseau se place à la troisième place après l’école islamique et le réseau non conventionné, malgré sa rigueur les méthodes actives et participatives, la façon de donner un devoir à domicile à la fin de chaque jour et à bien réunir les enseignants. Résultats au TENAFEP selon les écoles du réseau conventionné adventiste Tableau n°XIV : Effectifs de réussite et d’échec des écoles adventistes N° NOM DE L’ECOLE PART. REUSSITES % ECHECS % 01 EP UZIMA 141 137 98 4 2 02 EP MARANATHA 56 51 91 5 9 TOTAL 197 188 95 09 5% Source : Inspection principale Provinciale de l’EPSP/Nord-Kivu I Le test X2 utilisé pour trouver la différence des effectifs de réussite et échec au TENAFEP, donne x2obs= 180,4058 supérieur à x2tab = 10,828 au seuil de 0,001 avec un dl = (2-1) (2-1) = 1. Nous rejetons aussi l’hypothèse nulle selon laquelle il n’y aurait pas de différences significatives entre les effectifs entre les effectifs de réussite et d’échec. Ainsi, l’EP UZIMA vient à la tête avec 98% suivie de l’EP MARANATHA avec 91%. Dans l’ensemble, ce réseau avait trouvé 95% de réussite et se place à la quatrième position de différents réseaux d’enseignement dans la Commune de KARISIMBI au TENAFEP 2008-2009. Aucune école de ce réseau n’a maximisé la réussite et ne possède que deux écoles en commune de KARISIMBI. Résultat au TENAFEP selon l’école du réseau conventionné islamique Tableau n°XV : Effectifs de réussite et d’échec de l’école conventionnée islamique N° NOM DE L’ECOLE PARTIC. REUSSITES % ECHECS % 01 EP AYUBU 44 44 100 - - 02 EP UMOJA 80 47 59 33 41 TOTAL 44 44 100 - - Source : Inspection primaire de la Sous-Division urbaine/Goma, 2009 Le test X2 utilisé pour trouver la différence des effectifs de réussites et échecs au TENAFEP 2008-2009, donne X2obs = 75,5960, X2ab 10,8280 au seuil de 0,001 avec un dl = 1. Nous rejetons l’hypothèse nulle selon laquelle n’y aurait pas de différences significatives entre les effectifs de réussites et d’échecs. Ainsi, l’EP AYUBU se place à la tête avec 100% suivie de l’EP MARANATHA avec 59%. Ce réseau n’a que deux écoles dans la Commune de Karisimbi au TENAFEP 2008-2009. Résultats au TENAFEP pour les écoles du réseau Conventionné protestant Tableau n°XVI : Effectifs de réussite et échecs du secteur protestant N° NOM DE L’ECOLE PART. REUSSITE % ECHEC % 01 EP NYIRAGONGO II 85 85 100 - - 02 EP NYABU HOREBU 58 58 100 - - 03 EP ASIFIWE 32 32 100 - - 04 EP NDAHURA 62 62 100 - - 05 EPA FARAJA 97 96 99 1 1 06 EP 2 KATINDO 82 81 99 1 1 07 EP NYIRAGONGO 75 74 99 1 1 08 EP 2 KIBUMBA 127 123 97 4 3 09 EP OSSO KATO 40 39 96 1 3 10 EP MAJENGO 100 96 96 4 4 11 EP SIVYOLO 47 43 91 4 9 12 EP FURAHA 95 86 91 9 9 13 EP LUBERIZI 68 62 91 6 9 14 EP KISSANDO 31 28 90 3 10 15 EPA MAENDELEO 142 128 90 14 10 16 EP BWAKYA 90 81 90 9 10 17 EP HEKIMA 119 106 89 13 11 18 EP NYABUSHONGO 44 38 88 6 12 19 EP RUTOBOKO 47 40 85 7 15 20 EP ALLELUYA 25 21 84 4 16 21 EP MWANSOMBO 106 87 82 19 18 22 EP MONT GOMA 85 76 89 9 11 23 EP MSAWATO 127 98 77 29 23 24 EP 2 BIREMA 102 80 78 22 22 25 EP JIWE 116 85 73 31 27 26 EP AMINA 43 32 74 11 26 27 EP MANANGA 32 24 75 8 25 28 EP ZAWADI 08 05 63 03 37 29 EP KATENDEZE 47 30 64 17 36 30 EP KISANGANI 25 12 48 13 52 TOTAL 2157 1908 88 249 12 Le test X2 utilisé pour éprouver la différence des effectifs de réussites et d’échecs au TENAFEP, donne x2 obs = 1726,7878 ; avec un dl = 29 ; nous obtenons un X2cal = 58,3020 au seuil de 0,001 avec un dl = 29. Le X2obs = 1726,7878> X2tab = 58,3020 Nous rejetons l’hypothèse nulle selon laquelle il n’y aurait pas de différences significatives entre les effectifs de réussites et d’échecs au TENAFEP 2008-2009. Il y a donc une différence significative entre ces effectifs et qu’en conclusion, nous disons que le fait d’avoir étudié dans telle ou telle école du réseau d’enseignement protestant, influence bien la réussite au TENAFEP 2008-2009. Ainsi, les écoles comme NYIRAGONGO, NYABU HOREBU, ASIFIWE, NDAHURA viennent en tête pour leur réussite de 100%. Toutes les écoles en réseau protestant dans la Commune ont presque toute réussi avec plus de 60% sauf l’EP KIANGANI qui a trouvé 48% au TENAFEP 2008-2009. Résultats au TENAFEP pour les écoles du réseau non conventionnée Ci-dessous les effectifs de réussite et d’échec des écoles non conventionnées. Tableau n°XVII : Effectifs de réussites et échecs des écoles conventionnées N° NOM DE L’ECOLE PART. REUSSITE % ECHEC % 01 EPA TUUNGANE 111 111 100 - - 02 EP NYABUSHONGO 79 79 100 - - 03 EP NDOSHO 187 185 99 2 1 04 EP MIKENO 157 155 99 2 1 05 EP HERI 75 74 99 1 1 06 EP FAZ KATINDO 93 91 98 2 2 07 EP VIRUNGA QUARTIER 70 68 97 2 3 08 EP TANGANYIKA 140 133 95 7 5 09 EP NURU 49 46 94 3 6 TOTAL 961 942 98 19 2 Le test X2 appliqué pour éprouver l’hypothèse nulle selon laquelle il n’y aurait pas de différences significatives entre les effectifs de réussite et d’échec de différentes écoles du réseau non conventionnée au TENAFEP, en d’autres termes il n’aurait pas de relation entre le fait d’avoir étudié dans telle ou telle école du réseau non conventionné et la réussite au TENAFEP, a fourni une valeur de X2abs = 912,7551 qui est supérieure à la valeur de X2ab = 26,125 au seuil de 0,001 avec un dl = 8. Il n’y aurait pas donc une relation entre le fait d’étudier telle ou telle école du réseau non conventionné et la réussite au TENAFEP, car il y a une différence très significative entre les effectifs de réussite de ces écoles au TENAFEP. Ainsi, l’EPA TUUNGANE et l4EP NYABUSHONGO chacune 100%, trônent à la tête de ces écoles du réseau non conventionné suivies des EP NDOSHO, MIKENO et HERI avec 99% chacune. L’EP NURU se place à la queue mais toujours avec un résultat satisfaisant de 94%. Aucune école de ce réseau n’a trouvé moins de 90%, donc toutes les écoles sont fortes en Commune de Karisimbi. Résultats au TENAFEP selon les écoles du secteur privé Ci-dessous les effectifs de réussite et d’échec des écoles privées. Tableau n°XVIII : Effectifs de réussites et échecs des écoles privées N° NOM DE L’ECOLE PARTIC. REUSSITE % ECHEC % 01 CS MAMA YETU 34 34 100 - - 02 CS LA JOIE 50 50 100 - - 03 GPE SCOLAIRE MT SINAI 80 80 100 - - 04 CS LA FONTAINE 37 37 100 - - 05 CS LA MAITRISE 08 08 100 - - 06 CS MUUNGANO 51 51 100 - - 07 CS LA SAGESSE 47 47 100 - - 08 CS MOYO SAF 33 33 100 - - 09 CS LA PAIX 46 46 100 - - 10 CS MT DES OLIVIERS 33 33 100 - - 11 CS DES GRANDS LACS 17 17 100 - - 12 CS ELISABETH 32 32 100 - - 13 CS APROFIME 28 28 100 - - 14 CS SAINT MICHEL 83 81 98 2 2 15 CS KARISIMBI 40 38 95 2 5 16 CS SALAMU 16 15 94 1 6 17 CS PIERRE ANGULAIRE 16 14 88 2 12 18 CS DON BOSCO 137 121 88 16 12 19 CS EDAC NDOSHO 7 6 86 1 14 20 CS MLEZI 107 90 84 17 16 21 CS USHINDI 52 43 83 9 17 22 CS AMOUR PAIX 62 51 82 11 18 23 CS BANDASHE 28 23 82 05 18 24 CS KALONDA 47 38 81 9 19 25 CS LYLIANE 36 29 81 7 19 26 CS BWANGA 23 18 78 5 22 27 CS LUALABA 36 28 78 8 22 28 CS MAARIFA 4 3 75 1 25 29 EP DES SCOUTS 64 48 75 16 25 30 CS TISIESI 127 95 75 32 25 31 CS LA GRACE 37 27 73 10 27 32 CS DANKIER / TAJI 25 18 72 7 28 33 CS KIYABO 21 15 71 6 29 34 CS KATINDO 21 15 71 6 29 35 CS LA TORTUE 13 09 69 61 31 36 CS BEROYA 26 18 69 8 31 37 CS AIGLE PECHEUR 60 40 67 20 33 38 CS DE L’UNITE 23 14 60 09 39 39 CS SEAMAN 27 14 52 13 48 40 CS JERICHO 21 13 48 08 52 41 CS MWANGAZA II 25 12 48 13 52 42 CS BORA 34 14 41 20 59 43 CS ELAKA 19 9 47 10 53 44 CS ITALA 15 8 53 7 47 45 CS ELIKYA 20 7 35 13 65 46 CS MWANGA 15 05 33 10 67 TOTAL 1783 1475 80 308 20 Le test X2 appliqué pour tester l’hypo nulle de manque de différence entre les différents effectifs de réussites et d’échecs dans les différentes écoles du secteur d’enseignement privé, donne un X2obs = 1272,4185 qui est supérieur à la valeur de X2tab= 73,402 au seuil de 0,001 avec un dl = 44. Il y a effectivement une différence significative entre les différents effectifs de réussites et d’échecs au TENAFEP des écoles du réseau privé. Le fait d’avoir étudié à telle ou telle école du réseau privé déterminerait aussi la réussite au TENAFEP. Les complexes scolaires MAMA YETU, LA JOIE, MONT SINAI, LA FONTAINE, LA MAITRISE, MUUNGANA, LA SAGESSE, LA PAIX, LE MONT DES OLIVIERS, DES GRANDS LACS, ELISABETH et APROFIME sont les meilleurs complexes avec 100% de réussite dans la Commune de Karisimbi suivis du complexe scolaire SAINT MICHEL avec 98% de réussite. Les complexes scolaires qui ont réussi avec moins de 50% au TENAFEP en Commune de Karisimbi sont : CS JERICHO (48%), CS MWANGAZA II (48%), CS ELAKA 47%, CS ELIKYA (35%) et le CS MWANGAZA (33%). Ces écoles ont médiocrement travaillé. III.2. INTERPRETATION DES RESULTATS Le premier résultat de notre étude indique qu’il y a une différence significative entre les effectifs de réussites et d’échecs selon la variable réseau d’enseignement X2obs = 324,401. > X2tab = 20,5150 au seuil de 0,001 avec un dl = 5. Nous nous sommes posé la question de savoir si le réseau d’enseignement, aurait de l’influence sur les résultats des écoliers au TENAFEP. Ainsi, nos résultats d’enquête indiquent que les écoliers issus du réseau non conventionné ont réussi massivement au TENAFEP 2008-2009 par rapport à ceux d’autres réseaux avec 98%, des effectifs de réussites. Ce réseau des écoles non conventionnées est le quatrième en population d’écoliers finalistes avec 9 écoles primaires dans la Commune de Karisimbi, est le premier en réussite au TENAFEP 2008-2009. Il y a lieu d’affirmer hypothétiquement que ce réseau se distingue des autres par la multiplication des exercices de contrôle dans les classes et leur correction sérieuse. Toutes les écoles du réseau non conventionné sont mécanisées et ont des enseignants qualifiés. Leurs enseignants sont presque tous mécanisés et ne manquent leur salaire mensuel de l’Etat. C’est pourquoi cette raison, que les enseignants se dévouent à l’encadrement des écoliers pour se qualifier en réussite au TENAFEP 2008-2009 dans la Commune de Karisimbi. Ce réseau ne possède que neuf écoles. Au sein de ce réseau, les écoles EPA TUUNGANE et EP NYABUSHONGO se classent comme meilleures écoles avec 100% des effectifs de réussites. Le réseau catholique est le deuxième en réussite au TENAFEP 2008-2009 avec 97%. Il est le troisième en population d’écoliers finalistes en ayant dix-neuf écoles dans la Commune de Karisimbi. Ce réseau se distingue des autres par leur encadrement financier et pédagogique des enseignants. Les primes demandées aux parents sont bien gérées par les chefs d’établissements qui parviennent mensuellement aux enseignants sans retard. Chaque enseignant est obligé de bien encadrer leurs élèves, de les coter objectivement sans tenir compte des corruptions morales ou matérielles et s’informe d’avance sur les méthodes de poser des questions et celles des grilles de réponses. Ils sont obligés de faire des préparations fouillées après cours et par classes parallèles. Chaque enfant est obligé de rentrer avec un devoir à domicile et à participer à l’étude matinale chaque jour. Au sein de ce réseau catholique, les écoles comme VIRUNGA NORD, KESHERO, KARISIMBI, SAINTE FAMILLE, BYAHI, NOTRE DAME DU CONGO, BAHANUZI et BASAZA sont classées comme meilleures écoles avec 100% des effectifs de réussites. Quelques écoles de ce réseau sont dirigées par des religieuses qui se dévouent profondément de leurs enseignants et des écoliers. Après le réseau catholique vient le réseau des écoles conventionnées adventistes, qui est l’avant dernier réseau en population d’écoliers et compte deux écoles dans la Commune de Karisimbi. Possédant un nombre réduit d’élèves et d’enseignants préparent mieux ses écoliers au TENAFEP, serait la mise majeur de cette performance, mais aussi les enseignants sont entièrement motivés et totalement qualifiés. Ce réseau se place à la 3e place avec 95% des effectifs en réussite. L’EP UZIMA est la meilleure école de ce réseau avec 98% de réussite suivie de l’EP MARANATHA avec 59% au TENAFEP 2008-2009. Le réseau des écoles protestantes se présente à la quatrième place avec 88% des effectifs en réussite au TENAFEP 2008-2009 dans la Commune de Karisimbi. Les activités de SERNAFOR sont intensifiées dans ce réseau pour former tous les anciens et nouveaux enseignants tout en ayant des classes pléthores qui engendrent l’indiscipline dans les classes et la non concentration des écoliers au cours. C’est le cas de l’EP KIANGANI qui a réussi avec 48%. Au sein de ce réseau, les écoles primaires comme NYIRAGONGO II, NYABU HOREBU, ASIFIWE et NDAHURA se présente à des meilleures écoles au TENAFEP 2008-2009 dans la Commune de KARISIMBI. Avant le dernier réseau se place le réseau des écoles privées qui a trouvé 83% des effectifs de réussites. L’encadrement des enseignants tant au plan pédagogique et surtout socio-économique pourrait expliquer leur performance. Les parents dont les enfants étudient dans ce se secteur, contribuent au prix fort à la prime des enseignants par rapport à ceux des autres réseaux. C’est le cas des écoles de première classe à savoir : CS MAMA YETU, CS LA JOIE, CS DE LA PAIX, CS LA FONTAINE, CS LA MAITRISE, … Toutes ces écoles étudient harmonieusement et réussissent mieux avec 100% au TENAFEP. Il existe aussi dans ce secteur des écoles de deuxième classe dont la majorité s’intéresse plus à l’argent qu’un enseignant de qualité, les élèves se désintéressent aux études, à la prise des résumés, à la prédisposition de leurs besoins privés et à l’indiscipline des élèves et à l’emploi des boissons abusives. C’est le cas de CS MWANGAZA(33%), CS ELIKYA (35%), CS ITALA (53%), CS ELAKA (47%), CS BORA (41%), CS JERICHO (48%), CS MWANGAZA II (48%), CS SEAMAN (52%), etc. Le réseau islamique est à la queue avec 73% des effectifs en réussite. Les chefs d’établissement n’encadrent pas pédagogiquement leurs enseignants et les élèves ne reçoivent pas des devoirs à domicile et pas d’étude matinale. Ce réseau n’a que deux écoles dans la Commune de Karisimbu à savoir : l’EP AYUBU (100%) est la meilleure suivie de l’EP UMOJA (59%). CONCLUSION GENERALE Notre travail a porté sur « L’étude comparative des résultats des écoliers finalistes de Commune de Karisimbi au TENAFEP selon les réseaux d’enseignement 2008-2009 ». Tout au long de ce travail, nous nous sommes préoccupés de savoir quel réseau d’enseignement pourra présenter plus de performance au TENAFEP tenant compte des effectifs (réussites et échecs). Nous avons formulé notre hypothèse de recherche selon laquelle les résultats des écoliers aux TENAFEP varieraient selon les réseaux d’enseignements. En vue de mener correctement nos investigations, nous avons fait recours à deux méthodes ; à savoir : la méthode systémique et la méthode comparative. Quant à la récolte des données, nous avons recouru aux techniques documentaires, l’interview et le questionnaire en vue d’avoir beaucoup plus d’informations. Pour comparer les moyennes de différents réseaux d’enseignement nous avons utilisé la technique statistique t de student. Notre travail a porté sur trois points saillants ci-après : le premier chapitre portant sur « les considérations générales », nous a permis de présenter la commune de Karisimbi et l’enseignement national. Le second chapitre a été consacré au cadre méthodologique. Le troisième chapitre a porté sur la présentation, l’analyse et l’interprétation des données. Ainsi, après le calcul des moyennes, nous avons constaté que le réseau non conventionné est à la tête de tous les réseaux. Ce rendement quantitatif et qualitatif est d’autant que ce réseau possède tous les enseignants qualifiés et toutes les écoles mécanisées pour recevoir mensuellement leur salaire et multiplie les exercices de contrôle dans les classes et leur correction sérieuse. Ensuite, le réseau du secteur islamique est à la queue par le fait que les responsables n’encadrent pas pédagogiquement leurs enseignants et n’occupent pas profondément leurs élèves en étude matinale et ne donnent pas des devoirs à domicile aux élèves. Notre hypothèse selon laquelle les résultats des élèves aux TENAFEP varieront selon les réseaux d’enseignement ayant été vérifiée, c’est dans ce cadre que nous prions d’autres chercheurs de nous emboîter les pas et nous compléter en orientant leurs étude sur les points non traités comme « l’étude comparative des résultats des étudiants finalistes de Goma à la défense dans les différentes universités ». TABLE DES MATIERES EPIGRAPHE 1 0. INTRODUCTION 2 01. PROBLEMATIQUE DU TRAVAIL 2 02. HYPOTHESE DE RECHERCHE 3 0.3. OBJECTIF ET IMPORTANCE DU TRAVAIL 3 0.4. METHODE DU TRAVAIL 4 0.6. SUBDIVISION DU TRAVAIL 5 CHAPITRE PREMIER : CONSIDERATIONS GENERALES 6 I. COMMUNE DE KARISIMBI 6 I.0. HISTORIQUE DE LA COMMUNE DE KARISIMBI 6 I.2. SUCCESSION DES BOURGMESTRES 6 I.3. PRESENTATION GEOGRAHIQUE ET SOMMAIRE 7 I.3.1. Dénomination 7 I.3.2. Situation géographique 7 1.3.5. SANTE 8 1.3.6. Sport et loisirs 8 1.3.7. MARCHE 8 1.3.8. Quartiers 9 1.3.9. SUPERFICIE 9 II. L’ENSEIGNEMENT NATIONAL 10 II.1. Les écoles publiques 10 II.2. Les écoles privées agréées 10 STRUCTURES ET FINALITES SPECIFIQUES DE L’ENSEIGNEMENT NATIONAL 11 But de l’enseignement maternel et primaire 11 1.3.3. POPULATION 13 1.3.4. Education 14 I.2. ETUDES ANTERIEURES 15 CHAP. DEUXIEME : CADRE METHODOLOGIQUE 17 II.1. METHODES UTILISEES 17 1. Méthode systémique 17 2. La méthode comparative 17 II.2. TECHNIQUES UTILISEES 18 II.3. POPULATION D’ETUDE 19 II.4. ECHANTILLON D’ETUDE 20 II.5. DIFFICULTES RENCONTREES 21 CHAPITRE TROISIEME : PRESENTATION DES DONNEES ET INTERPRETATION DES RESULTATS 22 II.1. PRESENTATION ET ANALYSE DES DONNEES 22 III.2. LES EFFECTIFS 26 III.1.2. EFFECTIFS DES RESULTATS AU TENAFEP SELON LES ECOLES DE 27 CHAQUE RESEAU D’ENSEIGNEMENT 27 III.1.2.1. Résultats au TENAFEP selon les écoles du réseau catholique 27 III.2. INTERPRETATION DES RESULTATS 36 CONCLUSION GENERALE 39 TABLE DES MATIERES 41 ANNEXES I. Calcul de X2 (cas du test d’indépendance) pour les différences entre les fréquences des résultats (réussites et échecs) aux TENAFEP 2008-2009 des écoles de différents réseaux d’enseignement dans la Commune de KARISIMBI à partir du tableau n°. A. REUSSITES N° RESEAUX D’ESNEIGNEMENT 01 Ecoles conv. Catholiques 1472 1362,58 109,42 11972,736 8,7868 02 Ecoles conv. Adventistes 188 177,81 10,19 103,8361 0,5840 03 Ecoles conv. Protestantes 1908 1946,81 -38,81 1506,2161 0,7737 04 Ecoles conv. Islamiques 91 111,92 -20,92 437,6464 3,9104 05 Ecoles non conventionnées 942 867,35 74,65 5572,6225 6,4249 06 Ecoles privées 1475 1609,25 134,25 18023,0620 11,1997 TOTAL 6076 ? = 31,6795 B. ECHECS N° RESEAUX D’ESNEIGNEMENT 01 Ecoles conv. Catholiques 38 147,14 109,14 11911,5390 80,9538 02 Ecoles conv. Adventistes 9 19,20 -10,20 104,0400 5,4187 03 Ecoles conv. Protestantes 249 210,19 38,01 1444,7601 6,8736 04 Ecoles conv. Islamiques 33 12,08 20,92 437,6464 36,2290 05 Ecoles non conventionnées 19 93,64 -74,64 5571,1296 59,4952 06 Ecoles privées 308 173,74 134,26 18025,7470 103,7513 TOTAL 656 ? = 292,7216 X2abs = 31,6795 + 292,7216 = 324,4011 II. Le calcul de X2 (Cas du test d’indépendance) pour tester les différences entre les fréquences des résultats (Réussites et Echecs au TENAFEP 2008-2009 de différentes écoles du réseau adventiste à partir du tableau n° XIV. A. REUSSITES N° NOM DE L’ECOLE 01 EP UZIMA 137 130,74 6,26 39,1876 0,2997 02 EP MARANATHA 51 48,67 2,33 5,4289 0,1115 TOTAL 188 ? = 0,4112 B. ECHECS N° NOM DE L’ECOLE 01 EP UZIMA 04 0,18 3,82 14,9924 81,0689 02 EP MARANATHA 05 0,23 4,77 22,7529 98,9257 TOTAL 09 ? = 179,9946 X2abs= 0,4112 +179,9946 = 180,4058 II. Calcul de X2 (Cas d’indépendance) pour tester les différences entre les fréquences des résultats (Réussite et échecs) au TENAFEP de différentes écoles du réseau catholique à partir du tableau N°XIII. A. REUSSITE N° NOM DE L’ECOLE 01 EP VIRUNGA NORD 83 80,91 2,09 4,3681 0,0540 02 EP KESHERO 56 54,59 1,41 1,9881 0,0364 03 EP KARISIMBI 100 97,48 2,52 6,3504 0,0651 04 EP SAINTE FAMLLE 98 95,53 2,47 6,1009 0,0639 05 EP BYAHI 56 54,59 1,41 1,9881 0,0364 06 EP KATOYI 128 124,78 3,22 10,3684 0,0831 07 EP NOTRE DAME DU CONGO 105 102,36 2,64 6,9696 0,0681 08 EP BAHANUZI 29 28,27 0,73 0,5329 0,0189 09 EP BASAZA 30 29,24 0,76 0,5776 0,0198 10 EP AMKENI 79 77,01 1,99 3,9601 0,0514 11 EP SHABAA 115 112,11 2,89 8,3521 0,0745 12 EP KESHENO 91 88,71 2,29 5,2441 0,0591 13 EP MAUA 129 125,75 3,25 10,5625 0,0840 14 EP KAJIGA 79 77,01 1,99 3,9601 0,0514 15 EP AMANI 39 38,02 0,98 0,931 0,0245 16 EP CHIPUKO 134 130,63 3,37 11,3569 0,0869 17 EP NEEMA 47 45,82 1,18 1,3924 0,0304 18 EP St CHARLES LWANGA 37 36,07 0,93 0,8649 0,0240 19 EP NENGAPETA 37 36,07 0,93 0,8649 0,0240 TOTAL 1472 ?= 0,9559 B. ECHECS N° NOM DE L’ECOLE 01 EP VIRUNGA NORD - - - - - 02 EP KESHERO - - - - - 03 EP KARISIMBI - - - - - 04 EP SAINTE FAMLLE - - - - - 05 EP BYAHI - - - - - 06 EP KATOYI - - - - - 07 EP NOTRE DAME DU CONGO - - - - - 08 EP BAHANUZI - - - - - 09 EP BASAZA - - - - - 10 EP AMKENI 1 0,02 0,98 0,9604 48,0200 11 EP SHABAA 2 0,05 1,95 3,8025 76,0500 12 EP KESHENI 2 0,05 1,95 3,8025 76,0500 13 EP MAUA 3 0,07 2,93 8,5849 122,6414 14 EP KAJIGA 3 0,07 2,93 8,5840 122,6414 15 EP AMANI 1 0,02 0,98 0,9604 48,0200 16 EP CHIPUKO 3 0,02 0,98 0,9604 48,0200 17 EP NEEMA 2 0,07 2,93 8,5849 122,6414 18 EP St CHARLES LWANGA 7 0,18 6,82 46,5124 258,4022 19 EP NENGAPETA 14 0,35 13,65 186,3225 532,3500 TOTAL 38 ?=1482,8664 X2obs = 0,9559+1482,8664 = 1483,8223 III. Le calcul de X2 (Cas du test d’interdépendance) pour tester les différences entre les fréquences des résultats (échecs et réussites) au TENAFEP de différentes écoles du réseau adventiste à partir du tableau n°XIV. A. REUSSITES N° NOM DE L’ECOLE 01 EP UZIMA 137 130,74 6,26 39,1876 0,2997 02 EP MARANATHA 51 48,67 2,33 5,4289 0,1115 188 ? = 0,4112 B. ECHECS N° NOM DE L’ECOLE 01 EP UZIMA 4 0,18 3,82 14,5924 81,0689 02 EP MARANATHA 5 0,23 4,77 22,7529 98,9257 09 ? = 179,9946 X2obs = 0,4112+179,9946 = 180,4058 V. Le calcul de X2 (Cas du test d’indépendance) pour tester les différences entre les fréquences des résultats (réussites et échecs) au TENAFEP de différentes écoles du réseau non conventionné à partir du tableau n°XVII. A. REUSSITES N° NOM DE L’ECOLE 01 EPA TUUNGANE 111 108,81 2,19 4,7961 0,0441 02 EP NYABUSHONGO 79 77,44 1,56 2,4336 0,0314 03 EP NDOSHO 185 181,34 3,66 13,3956 0,0739 04 EP MIKENO 155 151,94 3,06 9,3636 0,0616 05 EP HERI 74 72,54 1,46 2,1316 0,0294 06 EP FAZ KATINDO 91 89,20 1,80 3,2400 0,0363 07 EP VIRUNGA QUARTIER 68 66,66 1,34 1,7956 0,0269 08 EP TANGANYIKA 133 130,37 2,63 6,9169 0,0531 09 EP NURU 46 45,09 0,91 0,8281 0,0184 TOTAL 942 ? = 0,3751 B. ECHECS N° NOM DE L’ECOLE 01 EPA TUUNGANE - - - - - 02 EP NYABUSHONGO - - - - - 03 EP NDOSHO 2 0,04 1,96 3,8416 96,0400 04 EP MIKENO 2 0,04 1,96 3,8416 96,0400 05 EP HERI 1 0,02 0,98 0,9604 48,0200 06 EP FAZ KATINDO 2 0,04 1,96 3,8416 96,0400 07 EP VIRUNGA QUARTIER 2 0,04 1,96 3,8416 96,0400 08 EP TANGANYIKA 7 0,14 6,86 47,0596 336,1400 09 EP NURU 3 0,06 2,94 8,6436 144,0600 TOTAL 19 ? = 912,7551 X2obs = 0,3751 + 912,3800 = 912,7551 IV. Le calcul de X2 (Cas du test d’indépendance) pour les différences entre les fréquences des résultats
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Comme le dit notre predecesseur, c'est imperieux de bien structurer un travail scientifique pour permettre a celui qui va vous lire d' avoir un peu d'idee sur le produit de tes recherches.Un pedagogue c'est bien un individu qui doit etre ordone sur tout le plan.Bref concernant ton memoire,le fond est bon, mais la forme zero
Bonjour monsieur Jonathan, je respecte votre liberté de penser, mais la prochaine fois, avant de mettre un texte a la porté du public, prière le passer en revu, au mieux le toiletter, cela donne un minimum de respect a vos lignes. Sinon courage. Kakules Bembeleza Charles, depuis Kinshasa.